Expatriation en Afrique du Sud : mon bilan personnel

De retour de notre expatriation en Afrique du Sud depuis plus d’un mois déjà, il est l’heure de dresser un premier bilan de cette année riche en découvertes, en rencontres et dont j’ai grandement tiré profit sur le plan personnel. Un article introspectif, qui n’intéressera peut-être que moi, et que je rédige dans une dynamique prospective, alors que je suis en transition entre deux vies.

Ayant quitté mon poste de responsable de projet en ONG à Genève pour vivre cette belle aventure en famille, je ne pouvais nullement envisager de rester inactive et de partir sans avoir établi au préalable une liste d’objectifs à atteindre au cours de l’année. Il n’était pas question de me lancer dans une recherche d’emploi salarié compte tenu de la complexité des procédures pour l’obtention du permis de travail et de la durée de notre séjour. Toutefois, je me suis assignée un certain nombre de « missions » dont je partage aujourd’hui avec vous le bilan.

Expatriation en Afrique du Sud : bilan personnel

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Mission 1 : Profiter de chaque instant pour découvrir l’Afrique du Sud

→ OBJECTIF ATTEINT !

Dévouvrir et apprendre en Afrique du SudFaire de sa vie une quête permanente de connaissances et d’aventures à partager (Table Mountain, 2015)

 

C’est curieux, mais je ne connaissais pas du tout l’Afrique du Sud avant de m’y installer, les seules images qui me venaient alors en tête étant un combo Mandela-Apartheid-Safari-Violence-Fils barbelés. La première fois que cette destination a été mise sur le tapis de notre projet d’expatriation, j’étais catégorique (et surtout pleine de préjugés) : je ne veux pas y aller, je tiens trop à ma liberté !

Après moult recherches et discussions, de forums internet anxiogènes à l’échange d’emails avec des personnes positives et rassurantes, mes craintes se sont progressivement effacées pour laisser place à l’excitation, à une agréable euphorie teintée de curiosité. La machine à rêves était lancée : notre décision prise, j’allais imaginer mille et un scénario pour notre nouvelle vie dans l’autre hémisphère, envisageant cette aventure comme une magnifique opportunité de sortir de ma zone de confort et de m’essayer à de nouvelles choses.

Et je peux affirmer que nous avons fait le bon choix. L’Afrique du Sud est un pays fascinant, dont les paysages magnifiques, la diversité culturelle et linguistique, et l’histoire mouvementée, rendent cette « nation arc-en-ciel » très attirante et complexe à la fois. Il faut beaucoup de temps pour l’appréhender, et une année à l’explorer m’a tout juste suffit pour dévoiler le sommet de sa tête. J’ai contemplé ses océans, ses montagnes, ses villes, son bush rougissant ; je me suis documentée ; j’ai écouté ce que ses habitants avaient à me confier en essayant de confronter les points de vue ; j’ai parcouru son territoire sur des milliers de kilomètres et observé des animaux extraordinaires. J’ai été saisie par la beauté des lieux et la grandeur de la Nature qui s’y épanouit.

Boulders Beach in Simons Town, South AfricaBoulders Beach, Simons Town (avril 2015)
Girafes à Somabula, Afrique du SudRéserve naturelle de Somabula (mars 2016)
Three Rondavels, South AfricaLes Trois Rondavels, Blyde River Canyon (novembre 2015)

 

En même temps, j’ai été choquée de vivre dans ce pays à deux vitesses, où l’extrême pauvreté côtoie l’exubérance. Des townships aux quartiers huppés il n’y a parfois que quelques kilomètres… ce sont pourtant des mondes que tout sépare, la ségrégation économique ayant remplacé la ségrégation raciale. L’Afrique du Sud fait d’ailleurs partie des trois pays les plus inégalitaires au monde. J’ai également eu des sueurs froides en constatant que la faune et la flore y étaient menacées à de nombreux endroits. Un tableau plein de contrastes qui donne envie de comprendre et d’agir en faveur de ce pays plein de potentiel.

Notre aventure était certes limitée dans le temps, mais cette échéance connue dès le début nous a permis de mettre le pied à l’étrier de la découverte dès les premiers jours et de profiter à fond de l’expérience. « Make the most of it » était ma devise quotidienne ! Ne rien repousser au lendemain et saisir tout ce qu’il y a à prendre et à comprendre de ce merveilleux pays.

Des amis et de la famille viennent nous rendre visite ? Nous les accompagnons et organisons pour eux un séjour aux petits oignons ! Mister O part en mission 15 jours de Johannesburg à Port Elizabeth ? A nous le road-trip ! Un jour férié ? On fait nos valises ! Départ demain pour le Swaziland dans le cadre d’un déplacement professionnel ? Let’s go !

Péninsule du Cap, Afrique du SudPéninsule du Cap (mai 2015)

 

Cet état d’esprit nous a permis de parcourir la quasi-totalité de la côte de St Lucia (Kwa-Zulu Natal) à Lambert’s Bay (Western Cape), en passant cinq fois par la péninsule du Cap, d’explorer plusieurs parcs nationaux (Kruger, Tankwa Karoo, Pilanesberg, Addo…), de visiter le Lesotho et de profiter du reste du temps pour découvrir Johannesburg et sa région… le tout sous les yeux émerveillés de notre petit loulou de 3 ans avec qui nous avons partagé toutes ces belles aventures. Il a également eu la chance d’être immergé dans un environnement anglophone en étant scolarisé dans une école Montessori (Baobab Montessori School), ce qui lui a permis d’apprendre l’anglais.

Découvrir l’Afrique du Sud nous a aussi offert la chance de rencontrer de très belles personnes et de nous faire de nouveaux amis.

Certes, le temps est passé très vite, mais ce fut une aventure en or vécue à 200% !

Plus de témoignages sur notre expatriation en Afrique du Sud :

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Mission 2 : Me consacrer à l’une de mes passions, l’écriture

→ OBJECTIF ATTEINT !

Réserve naturelle de Robberg, Afrique du SudEcrire sur le sable, dans la réserve naturelle de Robberg (novembre 2015)

 

J’ai toujours aimé écrire, avec certaines phases de ma vie où ce passe-temps était quotidien et d’autres où je n’en éprouvais plus autant le besoin. Le facteur « temps » rentre aussi en jeu, l’écriture pouvant être assez chronophage, et c’est pourquoi j’ai accueilli cette année sabbatique avec un grand sourire en songeant à l’idée de m’y remettre.

Engagée depuis de nombreuses années dans une démarche personnelle pour vivre de manière plus saine et écologique, j’ai eu l’envie de créer un blog pour relater cette quête et partager mes découvertes avec d’autres.

Plusieurs intérêts portaient ce challenge :

– aller plus loin et porter plus haut mes convictions (dimension personnelle) ;

– maintenir une activité régulière de rédaction et de réflexion à partager (dimension intellectuelle) ;

– m’inciter à être à l’affût de bonnes idées, à aller à la rencontre des autres, à trouver des bons plans et adresses (dimension sociale) ;

– approfondir mes connaissances sur les questions environnementales (dimensions intellectuelle et professionnelle) ;

– développer mes compétences dans le domaine de la rédaction web et du community management (dimension professionnelle)…

…tout cela dans le but de rester active, développer mon réseau, tout en restant ouverte à toute opportunité.

J’avais commencé à réfléchir à l’orientation du blog et à rédiger certains textes plusieurs mois avant le départ. La charte graphique avait été confiée à une amie (Atelier Tina Botz). Dès avril 2015, je me suis lancée dans la création du site « One Footprint On The World » sur WordPress.org. Plutôt novice dans le domaine, j’ai appris à tâtons, de tutoriels en forums de geeks, jusqu’à pouvoir enfin diffuser du contenu en mai. Je me suis ensuite attaquée à la partie « Réseaux sociaux », en créant la page Facebook du site, qui compte aujourd’hui près de 350 abonnés. Plus tard dans l’année, en ayant peu à peu percé quelques uns des mystères qui planaient pour moi autour des réseaux sociaux, j’ai crée des comptes sur Hellocoton et Pinterest, puis début 2016, sur Twitter (+ de 100 followers) et Instagram.

Suivez-moi sur Instagram

Je suis très heureuse d’avoir suivi cette envie qui m’a permis de développer toute une palette de nouvelles compétences et de m’ouvrir à de nouvelles connaissances. Et je suis aujourd’hui ravie de constater que mes articles intéressent un nombre croissant de lecteurs :-) Merci à vous ! Cette activité m’a aussi donné l’opportunité de faire de belles rencontres, réelles ou virtuelles… en espérant que ce ne soit que le début d’une longue aventure !

Un bilan ultra-positif donc, avec un petit bémol : j’aurais aimé publier plus régulièrement pour gagner en interactivité et développer encore davantage mon réseau.

Par ailleurs, j’ai publié des articles sur lepetitjournal.com (édition de Johannesburg) sur les thèmes de la solidarité et de l’environnement, et sur d’autres blogs sur les thèmes de l’expatriation et du tourisme.

Et maintenant : une grosse envie de continuer à écrire pour moi… et pour les autres ! Avis aux intéressé(e)s :-)

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Mission 3 : compenser mon empreinte écologique

→ BILAN… MITIGÉ !

L’objectif était de compenser mon empreinte écologique qui risquait d’exploser en Afrique du Sud, en trouvant des alternatives locales eco-responsables au quotidien (cf. A Propos). Compte tenu des nombreux voyages que nous avons effectués, il est clair que le bilan est loin d’être optimal… même si énormément d’efforts ont été entrepris pour passer à la vitesse supérieure dans ma quête d’une vie plus simple et plus saine. Retrouvez le bilan écologique de cette année sous le soleil sud-africain dans cet article.

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Mission 4 : Faire du bénévolat pour une ONG locale

→ OBJECTIF NON ATTEINT

Des enfants dans le township de Diepsloot, en Afrique du SudDes enfants dans le township de Diepsloot, mars 2016

 

L’idée initiale était de participer à un projet communautaire dans le domaine de l’environnement.

J’ai cherché de longs mois, mais n’ai pas trouvé « projet à mon pied », les quelques missions qui m’ont été proposées se résumant à du travail de bureau que je cherchais à fuir à tout prix. Entre le blog, nos nombreux voyages et leur organisation, mes contributions à Lepetitjournal.com, mon fils, le yoga, l’accueil de nos visiteurs, j’étais bien occupée… et le temps passant, j’ai peu à peu abandonné l’idée, ne souhaitant pas m’investir sur une période trop courte. Je me console en me disant que j’ai tout de même contribué à mettre en lumière le travail de quelques ONG locales à travers mes articles sur Lepetitjournal.com.

J’ai trouvé un très beau projet à la fin de notre séjour, dans le township de Diepsloot… un peu trop tardivement malheureusement ! Je vous en parlerai prochainement !

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Mission 4. Prévoir la suite…

Street Art in Diepsloot, South Africa« Why not ? Pourquoi pas ? » Graffiti à Diepsloot, un township du Gauteng

 

Depuis plusieurs années, j’ai dans l’idée de développer ma propre activité. Il ne me manque « que » L’IDEE, LE concept à développer qui me permettrait à terme de voler de mes propres ailes.

Il est temps de se lancer ! Trentenaire, avec quelques économies, la chance de pouvoir s’installer là où nous voulons car mon mari a négocié de pouvoir travailler à domicile (avec des déplacements)… c’est le moment où jamais ! J’ai plusieurs idées en tête mais tout cela reste à creuser.

Je dirais donc que cette année sabbatique m’a permis de conforter certains choix en termes de mode de vie (je sais ce que je veux et que je ne veux pas), et je crois dur comme fer que mon seul et unique moteur est l’intérêt que je porte à la cause que je défends à travers mes activités. A voir quel scénario se concrétise dans les prochains mois… A suivre !

Courir librement sur la plage. Wild Coast, Afrique du Sud.Vivre sans limite, en toute liberté (Wild Coast – 2015)

 

Et c’est ainsi que s’achève ce premier bilan de mon année en Afrique du Sud. Un bilan donc très positif, vous l’aurez compris, qui m’amène à conclure de cette façon : si c’était à refaire, je re-signerai les yeux fermés, en partant plutôt sur une période de deux ans minimum.

Et vous, êtes-vous prêts à sortir de votre zone de confort ? Avez-vous déjà tenté l’aventure ? Racontez-moi !

zone-de-confort© reussitepersonnelle.com

 

N’hésitez pas à me faire part de vos questions ou commentaires en bas de cet article.

Belle journée à toutes et tous,

Meli Green Seed

 

Cet article vous a plu ? En voici d’autres qui devraient vous intéresser !

Ma vie d’expatriée à Johannesburg : interview sur expat.com

Interview : Mon Joburg écolo sur lepetitjournal.com

Bilan écologique de mon expatriation en Afrique du Sud [adresses inside]

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10 Commentaires

  1. Girard Chloé

    Bonsoir Meli,
    Je suis tombée par hasard sur votre site et quel bel hasard ! Je pars moi-même dans quelques jours en Afrique du Sud, Johannesburg, pour une mutation professionnel de mon conjoint. J’espère y trouver un travail et/ou une occupation bénévole dans laquelle je puisse me reconnaître. Je suis diplômée en gestion de projets internationaux et je vois que vous êtes également dans le domaine. Est-ce que vous auriez des conseils à me donner quant à d’éventuelles structures ?
    Merci, et surtout belle continuation pour la suite.

    • Bonsoir Chloé,

      Merci pour votre message et toutes mes excuses pour la réponse tardive en cette période de fêtes.
      J’avais moi-même pour projet de m’investir bénévolement au sein d’une structure associative, mais j’ai eu du mal à trouver un projet correspondant à mes centres d’intérêts, avec une approche et des démarches que je partage, et pour lequel mes compétences allaient être réellement mises à contribution.
      A la fin de mon expatriation, j’ai découvert The Wot-If? et Roots & Shoots sur Diepsloot dont les actions sont très intéressantes. Je peux vous mettre en contact avec une personne qui y fait du bénévolat si cela vous intéresse.
      J’espère que vous trouverez un projet qui vous corresponde. N’hésitez pas à nous faire part de vos découvertes en les partageant ici !
      Bonne continuation :)

  2. Merci pour ce retour d’expérience , c’est très intéressant !
    Faire le grand saut nous tenterait bien également, mais n’ayant pas de « grosses » situations en France, donc aucun moyen de se faire muter et peu d’économies, nous ne savons pas trop quel type d’activité exercer sur place…
    En attendant on y passe nos vacances, c’est déjà une grande chance !
    J’ai hâte que tu nous dévoiles tes projets, je vais suivre ça avec attention :-)
    Bises !

    • Hello Lorraine,
      Merci de ton message, je suis heureuse de te compter parmi mes fidèles lectrices 😉
      Partir en Afrique du Sud sans avoir quelquechose sur place n’est à mon avis pas une bonne idée effectivement. En revanche, profiter de ses congés pour partir en longues vacances et y faire du volontariat dans une structure compétente et respectueuse de l’homme et des animaux est une excellente alternative. Bravo pour ce choix engagé ! J’espère que tu me raconteras ton expérience.
      A bientôt !

  3. Un beau bilan qui ne fait que me conforter dans l’idée que sortir de sa zone de confort et découvrir le monde sont des moteurs d’expérience très importants ! je te souhaite le meilleur pour la suite !

  4. Merci Amélie pour ce bilan introspectif partagé. Que du positif ! Ravie de t’avoir rencontrée lors de cette année sudaf même si j’aurais aimé qu’on se voit un peu plus. Je te souhaite de lancer prochainement ton projet mûri et réfléchi. Tiens moi au courant. Tout le meilleur et plein de bises à vous 3 !

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