Mes premiers pas en Afrique du Sud ou comment trouver mes repères eco-friendly à Jobourg

Comme annoncé dans Déménager pour se désencombrer, voici un premier article pour vous raconter comment s’est passée notre installation à Johannesburg (aussi appelée « Joburg » ou « Jozi » par les locaux), où nous nous expatrions pour un an.

 

Partir et découvrir

 

La période qui a précédé le départ a été pour le moins stressante, avec pas mal d’incertitudes quant à l’obtention du permis de travail (problèmes administratifs), un déménagement mené tambour battant, les valises à boucler dans la foulée, un état des lieux le jour même du décollage… tout cela n’a pas été de tout repos et nous avons finalement posé nos fesses dans l’avion le 30 mars avec un grand soulagement. J’avais quelques appréhensions par rapport au mode de vie qu’allait m’offrir mon pays d’accueil, mais j’étais avant tout très impatiente et excitée de débuter cette nouvelle aventure où tout restait à découvrir.

Le « débarquement » à l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg fut quelque peu épique, avec nos trois grosses valises, nos bagages à main, le siège auto, deux vélos et les kitesurf de Mister O.

Nelson Mandela Square

Nelson Mandela Square

C’est avec ce chargement que nous nous sommes ainsi dirigés vers notre nouveau chez-nous temporaire, un appart hotel de 80 m2 avec jardin dans une résidence du quartier de Sandton, au nord de Johannesburg (cf. Carnet d’adresses ci-dessous).

Il se situe à deux pas du centre commercial mastodonte Sandton City, paradis du luxe et de la surconsommation, qui offre aux riches privilégiés la possibilité de s’adonner à l’une de leurs activités favorites dans pas moins de 300 boutiques, et qui abrite la statue géante de Nelson Mandela érigée au centre du Mandela Square.

A deux pas également se trouve le Mushroom Farm Park, un parc avec des jeux pour enfants, un étang, de grands espaces verts et une montgolfière Hyundai vous offrant une jolie vue sur la ville.

Nous nous sommes finalement vite acclimatés (remettre tongs et shorts nous y a beaucoup aidés) et avons rapidement pu découvrir les alentours sous leurs meilleurs jours grâce aux fêtes de Pâques qui nous ont offert 4 jours de congés sous un soleil radieux.

Nous en avons profité pour partir en excursion sur la journée : Lion Park à Lanseria (qui a tristement fait la une des journaux du monde entier le 1er juin 2015), Vaal Dam, National Zoological Gardens à Pretoria, Elephant Sanctuary à Hartbeespoort Dam, Arts on Main à Johannesburg, tout en repérant les différents quartiers du nord de Johannesburg où nous pourrions potentiellement nous installer.

En semaine, j’ai pu commencer à tisser mon réseau social grâce à Jobourg Accueil, une association d’accueil des francophones expatriés à Johannesburg, qui organise des activités diverses et variées : cafés, visites, sorties découverte, randonnées… Très sympa pour mettre le pied à l’étrier.

 

Les premières impressions

 

Mes premières impressions ont été d’emblée positives : une population très accueillante, des arbres à foison, une foultitude de choses à faire, y compris avec un enfant en bas âge, une diversité de paysages… bref, j’étais plutôt ravie… avec un bémol de taille, mais auquel je m’étais préparée psychologiquement, en ce qui concerne les courses et l’alimentation ! « Mais que va-t-on manger ? », paniquais-je intérieurement en errant dans les rayons du supermarché.

La première virée shopping a eu lieu à Checkers… mauvais choix évidemment ! Les produits offerts par ce magasin n’ont absolument pas passé le scan qualité de One Footprint On The World. Des étiquettes à rallonge avec des E312, E-machin en veux-tu en voilà, des stabilisants, émulsifiants et autres arômes artificiels ; des fruits et légumes pâlichons dont j’ai eu du mal à identifier la provenance ; des yaourts bourrés de gélatine et de conservateurs ; de la viande plus que douteuse (pas de fermier et encore moins de bio)… bref, la cata ! Sans Mister O pour activer le pas et passer à l’action, le chariot n’aurait contenu que des bananes, un avocat et un paquet de riz… autant dire pas grand chose pour nourrir la petite famille.

Il fallait donc que je parte rapidement en mission de reconnaissance des magasins alternatifs, des petites épiceries bio, des marchés de petits producteurs où je pourrai trouver de bons produits, sains pour nous et pour la planète.

Dans le circuit de la grande distribution, j’ai donc immédiatement abandonné Checkers au profit de Woolworths et de Pick n Pay, qui offrent tous deux une gamme de produits biologiques (fruits, légumes, produits d’hygiène…), des œufs et du poulet fermier et quelques fromages appétissants. Toutefois, cela reste de la grande distribution et on peut s’interroger sur la signification du mot « organic » (« biologique » en anglais), dans un pays qui ne dispose pas d’organismes de certification et où la production bio reste très largement minoritaire.

Fort heureusement, j’ai petit à petit trouvé des adresses alternatives que je vous présenterai dans de prochains articles.

mur johannesburg

Entre ciel bleu et barbelés

En ce qui concerne l’insécurité, c’est à ce jour un sentiment que nous n’avons pas ressenti… sûrement car nous vivons dans les beaux quartiers, ce qui ne doit pas nous conduire à baisser la garde. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes et il est impossible de nier que l’insécurité est un problème. Cela ne doit toutefois pas nous empêcher de vivre.

L’exercice consistera donc à trouver le bon dosage entre prudence et liberté… hors de question que nos vies ne se résument à un triangle maison sous barbelés, bureau gardé, centre commercial sous haute surveillance, avec une boule au ventre qui enfle à chaque nouveau fait divers. Prudence donc, mais sans psychose !

 

Des « missions » en perspective !

 

Au-delà de la mission Food Shopping, il nous fallait également gérer :

la recherche d’un logement => Check ! Mission réussie en un mois. Nous vivons dans une maison avec jardin située dans un petit complexe à Rivonia.

la recherche d’un mode de garde pour le loulou => Check ! Nous avons trouvé une école Montessori qui accueille les enfants dès l’âge de 18 mois. A ce jour, tout se passe bien !

une deuxième voiture => Pas check… (edit du 13/07/2015 : c’est bon, j’ai une voiture : une Hyundai i20 automatique achetée chez un concessionnaire). Comme je l’avais annoncé dans l’A propos, nous sommes contraints et forcés de passer d’une à deux voitures en nous installant en Afrique du Sud. Une voiture est fournie par l’entreprise de Mister O, une deuxième est pour l’instant louée par nos soins, mais nous projetons d’acheter rapidement. En effet, il est juste impossible de faire quoique ce soit dans ce pays sans être véhiculé… à moins de rester cloitrer à la maison ! Rien ne se fait à pied pour des raisons de sécurité mais surtout d’organisation des espaces : des grands axes sans trottoirs, pas de rues piétonnes mais de grands centres commerciaux. Quant aux transports en commun, ils ne sont pas adaptés.

l’ouverture d’un compte bancaire => Check ! Nous avons ouvert un compte à la FNB.

l’obtention de nos visas => Check ! Cela nous a valu un aller-retour gratos pour aller récupérer nos visas au Consulat d’Afrique du Sud à Genève. Nous étions bien évidemment censés partir avec, mais il y a eu quelques soucis de suivi et de gestion de notre dossier au niveau des personnes en charge de s’en occuper…

l’inscription consulaire => Check ! Une formalité simple et gratuite qui permet de faciliter certaines démarches telles que le renouvellement de passeport. Plus d’infos sur le site du Consulat de France à Johannesburg.

Bref, la routine de tout expatrié !

Voilà pour les premières impressions… à suivre.

 

Et les premiers pas en images :

Carnet d’adresses

Appart hotel : The Capital Villa, Rivonia Rd, Sandton, 2031, Afrique du Sud

Ecole Montessori : Baobab Montessori School, 26 West Hertford Road, Bryanston ext 7, Afrique du Sud

Association d’accueil des francophones expatriés à Johannesburg : Jobourg Accueil

Groupe Facebook d’entraide pour les expatriés à Johannesburg : Les amis de Joburg

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